• Politiciens, journalistes et réforme des retraites

    Je vous mets plus bas l’intervention d’Apathie sur la censure du gouvernement (à regarder avant de lire ma réaction).

    Je n’en peux plus, ça me tend d’entendre ça, ce n’est même pas question de l’antisémitisme (ni des querelles politico-politiciennes auxquelles nous avons droit tous les jours), qui est malheureusement utilisée comme un brouhaha mais c’est que dit réellement Apathie. Nos politiciens sont grotesques, ok, rien de nouveau sous le soleil, ça doit bien faire 50 ans.

    Aussi, revenons sur le fond. Sur les retraites, il dit « tout indique que c’est impossible [de revenir sur l’âge de départ] » et indique qu’il « faut des recettes supplémentaires » pour la pérennité du système de solidarité des retraites par répartition. Merci les constats d’experts qui en réalité sont des constats de fidèles à une idéologie très très marquée.

    Alors, je vous mets dans le mile : il me semble tout de même que la classe politique et notamment le gouvernement s’oppose systématiquement à faire le taf et aller les chercher les fameuses recettes.

    On se fout de la gueule de qui là ?
    À dire qu’on peut pas ?
    Alors qu’ils viennent de refuser « démocratiquement » les 20 milliards annuels de la taxe Zucman ?
    [sachant pertinemment que la mesure tuera – protégeant ainsi les 1800 foyers dont la fortune croît de 7% juste en respirant].

    Et commencez pas à me dire que c’est pas les mêmes budgets blabla. Je m’en tape.
    En politique, quand on veut on peut (on vient de déployer 4000 forces de l’ordre – autrefois gardiens de la paix – pour des rafles contre les sans-papier hein) et nous on nous dit juste, non, là on peut pas, travaillez plus les gueux.
    Pour les électeurs du RN, rassurez-vous, c’est idem, alors même qu’ils prétendent être anti système, Laissez-nous rire. 💀

    Des recettes on peut en trouver sans tuer des milliers de gens, parce que c’est ça qu’on ne dit pas. Voilà je pose ça là parce que j’en ai marre de ce discours de l’impossibilité.
    C’est faux ❌. C’est faux ❌. C’est faux ❌.

    Le système qui nous explique que l’argent ne peut pas aller là où il y en a besoin, c’est juste des mecs dont tous les CHOIX (notamment d’attribution de budget) suivent une POLITIQUE économique bien affûtée bien meurtrière (à bien d’autres niveaux – pensons par exemple aux hôpitaux).
    Ça suffit. Arrêtez de nous prendre pour des bouffons, y en a trop qui n’ont même plus à bouffer.

    J’ai trouvé ma solution à moi, celle qui m’empêche de croire qu’on ne peut pas. Je la teste sur un autre réseau et je vous reviens aussitôt. 🏃🏽‍♀️
    En attendant n’écoutez plus les pseudo analyses éclatées qui ne nous font pas avancer.

    Basta Purru comme dirait mémé.

    L’Editorial de Jean-Michel Aphatie

  • Essentialisation et cyberharcèlement

    Ce week-end et avant cela dans d’autres circonstances, j’ai constaté dans des posts / commentaires des propos qui ne devraient jamais être tenus.
    Vous avez certainement vu l’affiche de Cyril Hanouna (parmi les autres) de LFI; ou encore le harcèlement de Rosa Bursztein, ou la disparition de Blanche Gardin de l’espace médiatique.

    Point par point : si vous trouvez l’affiche sur Cyril Hanouna antisémite, indépendamment de votre appréciation de LFI (bonne ou mauvaise), laissez-moi vous dire que vous avez tort et que cette perception / opinion est dangereuse.
    Ce que vous faites s’appelle de l’essentialisation : parce que Cyril Hanouna est juif alors l’affiche qui le montre, (littéralement une image de lui), est antisémite.
    Pour vous donc, Cyril Hanouna (enfin l’image qu’il renvoie) n’est que juif, c’est l’entièreté de son identité.
    Vous projetez une intention sur la base de votre perception créée par les médias (ce serait même une caricature 🤯).
    Si vous étiez plus déconstruit.e, vous sauriez qu’Hanouna est juif, certes, mais il est également raciste, sexiste, xénophobe, partisan et diffuseur des idées d’extrême droite et du grand capital. Bref, il est con et influent, islamophobe donc populaire (j’en connais un autre). Il est aussi agresseur sexuel (j’en connais aussi d’autres). Mais vous, vous avez préféré le voir comme juif et uniquement comme tel. Dommage, vous passez à côté de tellement de choses…

    Parlons maintenant de Rosa Bursztein et du cyber-harcèlement dont elle a été l’objet. Outre les commentaires antisémites sur lesquels absolument aucune plateforme ne devrait transiger, d’autres commentaires lui demandent pour quoi et / ou si elle soutient ou pas la Palestine. Vous voyez le problème ?
    Parce qu’elle est juive (et uniquement perçue comme telle), on demande cela.
    Elle est humoriste et pas historienne ou géopoliticienne. Ce n’est pas son domaine, elle n’a pas de rapport avec Israël. Et surtout, pourquoi faudrait-il qu’elle se justifie ? Le fait d’être juive induirait son soutien à la politique de Nethanyou ..? Vous voyez l’amalgame.
    Cet amalgame est (aussi) une essentialisation. Les jeunes de quartiers défavorisés ne sont que des délinquants, les immigrés des profiteurs, les patrons du CAC des créateurs d’emplois; indispensables à la santé de la France (la classe leur permet deux caractéristiques), bla bla bla.

    Je passe sur Blanche Gardin car je n’ai malheureusement plus d’espace.

    Simplement, pour conclure, ces opinions sont dangereuses, elles visent à diviser et à pointer du doigt sous couvert de bienséance et d’une moralité bancale.

    C’est l’histoire de celui qui criait au loup / diable quand cela n’a pas lieu d’être, au risque de ne plus réagir quand le vrai loup / diable apparaîtra. Il faut savoir précisément ce qu’est l’antisémitisme pour le combattre, comme toutes autres formes de racisme et discriminations.

    Merci pour votre lecture, j’espère que cela pourra aider,

    Si vous n’êtes pas d’accord discutons-en.
    ☀️

  • Pub et imaginaire


    « Actually it’s IKEA » (janvier 2025), relayée notamment par Creapills

    A la première lecture, c’est une très belle publicité qui joue avec une certaine compréhension des codes : la place belle à l’accessibilité (prix et mise en valeur du produit), la reprise des codes du luxe et un brin d’humour.
    « Ce n’est pas cher et c’est stylé (un must-have !) ».
    Justement, la question se situe là dans le « must-have ».

    Si d’un point de vue écologique, on ne peut que souligner le travail du groupe en matière de réduction de son empreinte (avec des objectifs de neutralité à court terme), IKEA se heurte toutefois aux limites de son modèle. Le principal poste d’émissions étant celui des transports (les magasins sont difficilement accessibles sans voiture). Une offre de service en transport en commun pourrait pallier cet aspect (mais quel coût si seul IKEA en assume les frais ?).

    Plus loin dans la réflexion, nous nous questionnons sur le public visé par cette publicité. Il se veut large (revenus modestes à aisés). Et c’est sur la frange « aisée » que se joue le combat.
    Et c’est là qu’IKEA devient dangereux sur le marché concurrentiel.
    Mais aussi dans le domaine de l’inconscient : si on me présente des articles peu chers et qui permettent l’accession à des classes sociales supérieures, je suis piquée dans mon égo.

    Je vous propose ma stratégie imaginaire (étant donné mon appétence pour l’économie circulaire) où je prends la place d’un cabinet de designer, concurrent indirect d’IKEA néanmoins installé sur le marché du mobilier de luxe.
    Je reprendrais les codes de la pub d’Ikea en les renversant (uno reverse). Typiquement, en prenant le mobilier d’Ikea avec une vue « Andy Warhol » (pour insister sur la symbolique de la consommation de masse).
    Le slogan d’IKEA détourné « un mobilier conçu pour TOUS donc pour PERSONNE » : images à l’appui de « chez-soi » mal rangés malgré / avec / du fait des meubles IKEA.
    Le concurrent ouvre alors une première interrogation à son public (qui s’est peut-être reconnu dans ces représentations mal rangées), celle de l’identification (à quelle situation est-ce que je m’identifie ? et plus tard, à quelle situation est-ce que je souhaite m’identifier ?).
    Le concurrent positionne ainsi son produit comme un achat d’investissement : « Oui c’est plus cher MAIS c’est uniquement pour vous (exclusivité), ça vous correspondra parfaitement (sur-mesure) et ça durera longtemps (durabilité).

    Il y a plusieurs bénéfices : la contre-attaque sur le prospect potentiel, la fidélisation de la clientèle habituelle qui se distingue (comparée aux consommateurs IKEA), la mise en avant des atouts du concurrent (artisanat, matériaux responsables éco-conçus et adaptés).

    Cette publicité imaginaire déplace ainsi la valeur de « cool c’est abordable » à « mon achat me définit en tant qu’individu » (tout ça inconsciemment évidemment !).

    Qu’en pensez-vous ?

    ☀️

  • Orwell, impérialisme et guerre en Ukraine


    Voilà la scène politique internationale chamboulée par l’arrivée d’un chamallow qui manque encore un poil de cuisson pour être rouge.
    Coqs gaulois que nous sommes (x2) menés par un fermier dont la pique est acérée. Sa ferme est dynamique et ses animaux suivent leur naturelle destinée.
    D’un côté les ânes, qui nous détournent de la menace du renard, en hennissant au loup 🐺 (mes origines). De l’autre les canards 🦆 qui suivent bêtement leur maître absolu, M. Le Fermier Président (FP) en chef de la ferme. Il garde ses animaux en paix en inventant toujours de nouveaux pièges, plus complexes, plus chers – mais toujours nécessaires pour protéger la clôture des renards 🦊 et des loups.
    Un jour de pluie, le fermier qui promenait son chien rencontra son voisin. Celui-ci, fermier tout autant, lui raconta sa mésaventure : le renard avait mangé 4 de ses dindes 🦃 .
    Après moult réflexions, il conclut qu’il protègerait ses dindes en installant une clôture et en veillant sur leur enclos, la nuit, avec son fusil.
    Le FP en chef voulu visiter la ferme de son voisin. Il fit le tour de la propriété, et aperçu quelques pierres qui lui parurent étranges.
    Au fur et à mesure de la conversation, la peur du renard grandissait. FP proposa à son voisin de nouveaux outils pour se protéger, il finit de le convaincre en vantant le bon sommeil comme l’outil de productivité ultime.
    Sa proposition tenait en échange des pierres de son terrain. Le voisin accepta.
    Le FP en chef préparait les pièges à renard – il lui fallait 5 becs de coq, 2 sabots d’âne et 2 becs de canard.
    Une fois les pièges montés, le fermier Président dut convaincre ses animaux que le sacrifice était nécessaire. Soupçonnant un ressentiment de sa foule, son neveu fut chargé de réprimer durement tout attroupement.
    Il couru ensuite installer les pièges chez son voisin. Puis fit venir trois fermiers amis pour creuser son terrain. Il embarquait des tonnes de gravats, laissant le terrain de son voisin comme une lune sur laquelle de la mousse aurait poussé.
    FP découvrit soudainement (B.G.) que les gravats étaient en fait des pierres précieuses.
    FP sut qu’il fallait taire cela, d’autant plus qu’il savait que le loup ne dévorait que les dindes – qu’il dégazait avant d’avaler. Il est vrai qu’un renard 🦊 rôdait encore. Mais il était trop faible et fatigué.
    Pour le chamallow, encore attendre un peu de cuisson mais ça ne devrait pas tarder.

    Je me pose une question : en sommes-nous vraiment encore là à soutenir l’impérialisme sachant tout ce que nos ascendants ont fait ? La souffrance, les viols, l’escalade de la violence, l’asservissement, les génocides ?

    Nous n’avons jamais été autant capables d’innover en technicité et nous croyons être meilleurs que les anciens. Pourtant, nous sommes la preuve que certaines choses du vivant n’évoluent pas.

    Dommage, l’épigénétique devrait forcer les gènes de l’intelligence émotionnelle comme seul dominant. Et que l’impérialisme soit un(e) gè(ê)ne de récessif(ve).

  • Marketing / Grande distribution

    Avez-vous remarqué le nouveau marketing des promotions de certaines chaînes de grande distribution ?
    La stratégie est très simple : l’étiquette portant la promotion / prix réduit est devenue verte ou avec un bandeau vert. 🟩

    C’est intéressant car nous sommes habitués à l’écriture en rouge, un peu comme une alerte pour attirer notre attention. D’ailleurs, les étiquettes de promotion sont souvent encadrées en rouge. 🛑?

    Cela pose 3 questions.
    D’abord, l’impact de cette stratégie marketing sur le consommateur face au produit en promotion.
    Le questionnement semble évoluer :
    – On ne se demande plus « est-ce que ça vaut le coup ? Est-ce que j’en ai besoin/envie ? »
    – On approche par/avec curiosité : « oh ce n’est pas si cher que ça » étant influencé par le symbolisme du vert dans notre culture / inconscient collectif (✅, autorisé valide, voire nature, écologie, etc.) – des objets positifs dans l’univers mental voire sains … 😬

    Comment est-ce possible ?
    La couleur verte de l’étiquette agit comme un signal d’autorisation où la valeur réelle du produit importe moins que le rapport au montant du produit (c’est autorisé, j’ai le droit de me faire plaisir – en empruntant cette même connotation de l’inconscient (feu vert ✅) sur ma perception de la réalité.
    En revanche, le rouge, me semble-t-il, repose sur d’autres stimuli. Souvent synonyme de la colère / violence (et du PC et de feu le PS mdr), il peut aussi symboliser l’amour.
    J’ai quand même quelques doutes sur l’activation des réponses émotionnelles de l’amour dans un supermarché. Se pose donc la question de la valeur réelle du produit (en ai-je vraiment besoin).
    La couleur a une influence sur l’inconscient du consommateur. Est-ce une question éthique ? Non*

    Enfin, si on pousse un peu plus les réflexes ou imaginaires du subconscient (ou juste les biais cognitifs), la couleur verte nous gratifie personnellement, non ? Le stylo vert des professeur.e.s des écoles, vous rappelez-vous ? C’est aussi la forêt 🌲 et l’herbe de nos jardins d’enfants, c’est synonyme de beauté et de joie.
    Le rouge, lui, plus simplement, c’est le sang celui du cœur ou de la veine 🫀 / vaine.

    Aussi, il serait intéressant de mesurer l’impact de ce nouvel affichage sur le CA de l’enseigne. 85% sûre que toutes choses égales par ailleurs, l’enseigne aurait une légère croissance assez rapide puis un palier d’ici la prochaine innovation – la grande distribution n’a pas tellement plus de parts de marché à aller chercher – et accessoirement les gens perdent en PA.).

    Néanmoins, la stratégie serait gagnante : une croissance dans un marché hyper compétitif avec des coûts additionnels minuscules (changer la couleur de l’impression ✅>🛑). Si elle est bien exécutée, je pense que les ventes pour des produits « non essentiels » devrait augmenter comme un léger effet d’aubaine.

    Qu’en pensez-vous ?
    Pensez-vous que ces stratégies marketing pourraient influencer (en positif ou négatif) vos comportements de consommation ?

    ☀️

  • États-Unis, accord de Paris et espoir en l’avenir


    Je vous invite vivement à lire l’article de Vert, le média qui annonce la couleur 💚 avant ces mots.

    Je me permets de proposer une autre analyse avec un pas de côté, un angle difficile mais pourtant / pour temps nécessaire.
    Parlons du choix conscient (?) que je fais quant à ma réaction.

    Ce qui se présente à moi, je crois, est une bataille qui débute réellement. Non pas celle de l’écologie face à Trump (bien qu’elle n’ait cessée de se manifester sous toutes ses formes), mais un combat intime et politique : celui de mon système de croyance.

    Qu’est-ce que cela dit de moi ?
    Moi, pourtant athée, j’ai décidé / des idées, qu’en réaction, je fais le choix irrationnel. Celui d’une croyance que je vais m’imposer : ne pas savoir la finalité de l’Humanité mais bel et bien continuer à espérer.
    Espérer quoi ? Espérer que l’émotion, la beauté et le monde se ravivent en moi et désormais (difficile le désordre-mais) déterminent mes prochains choix.

    Tout est dit / tout édit est rien ne l’est…
    Toutefois, l’espoir n’est pas suffisant, je sais que c’est ma discipline qui me donnera un droit, celui de rêver (d’un avenir courtois ou l’inconscient s’exprime et ne nous étreint pas.)
    Cette discipline de l’action… Celle finalement d’oser cette direction.

    A ce sujet, je dirais qu’éduquer (fausse étymologie : duco, ducis, ducere, v. : conduire, diriger), transmettre son savoir, c’est ça prendre le pouvoir.

    C’est savoir le pour quoi ; c’est choisir en sachant.

    Mais l’éducation est aussi savoir re-con-naître son tort.
    Lorsque je découvre une autre vérité que la mienne (des faits pas si alter-natifs), que j’avais pourtant bien cherchée (je vis un premier retournement, le passage d’un discours de victimisation à un discours de prise de responsabilité — je la cherchais cette vérité, non… ? biais de confirmation).

    Avoir tort – après tout – ce n’est que se réinventer !

    Et, si je mets mon égo de côté, et, me regarde de moi à moi-même, je sais que j’ai de la culpabilité. C’est humain après tout !

    Wabi sabi. C’est imparfaitement parfait.
    Attention là encore, le constat de l’humain ne suffira pas. Le combat continue, je dois donc travailler sur moi.
    Et voici qu’apparaît mon fantasme caché…
    Ce combat, à vous, à moi, c’est celui de la Terre après tout, c’est elle qui m’a toujours / tous les jours tout don-née.

    Alors, qu’en dites-vous, pensez vous que mon plan aurait marché ?
    Voyez-vous un avenir meilleur en vous autorisant à croire assez fort, le droit de croire sans savoir ? La liberté de penser / panser ?

    En tout cas moi, j’ai trouvé ma voie(x) et mon combat :
    Celui de la Justice sociale. Parmi lequel, tout le monde a droit à une vie digne et apaisée.

    ☀️

  • Santé mentale et littérature

    Vous avez certainement entendu parler du livre « Intérieur nuit » de N. Demorand – journaliste à France Inter – sur sa bipolarité.

    Je suis d’humeur irakienne, donc c’est l’heure de mes dires / médire.
    Je vais essayer d’édulcorer (comble du diabétique), toutefois, si vous cherchez à mieux comprendre la maladie mentale, c’est un immense flop. Je dirais même un contre-son-camp désastreux.

    Sur la forme, 100 pages extrêmement mal écrites, avec un style confus, répétitif et surtout une expression (ou description) des états psychiques quasiment inexistante.

    Sur le fond, c’est pire 👹
    Pour le contexte : la maladie mentale est très peu représentée dans la littérature. C’est d’abord en cela que ce livre est un raté monumental.
    Demorand souhaite rappeler que la maladie mentale est banale (enfin que lui, étant malade mental, reste quelqu’un de banal). Un bon point pour ne jamais avoir utilisé le champ lexical de la « normalité ». Seul point que je concéderai.
    Sauf qu’il n’y a rien de banal dans son histoire et qu’elle ne peut parler qu’à des gens de la haute société.

    En tant que patient, il a accès à des « pontes » de la médecine qu’il voit plusieurs fois par semaine en toute discrétion. Ses hospitalisations se font en thalassothérapie (et il s’en plaint) ou en service diabéto.
    Je pense que vous avez compris. Ce n’est pas un mental mental banal (ses termes). C’est un homme blanc, connu qui a du fric et qui peut choisir la manière dont il est traité.
    Donc, on a déjà perdu une identification pour 95% des personnes ayant des troubles de santé mentale. L’étiquette de maladie mentale retire, en réalité, toute capacité de décision sur son parcours de soin.
    Enfin, on ne ressent rien en le lisant, on ne comprend pas ce que cela fait. Son livre évoque sa honte liée à sa maladie mentale en société et ça s’arrête là.

    Par ailleurs, ne parlant que de lui sans profondeur ni réflexion, il n’évoque JAMAIS la responsabilité des systèmes d’oppression dans lesquels nous sommes.
    On ne peut pas séparer maladie mentale et le contexte / environnement dans lequel elle existe. Tout le monde ne devient pas malade mental. À votre avis, pourquoi ?
    Je vous laisse vous faire votre propre idée, vous ne trouverez rien dans le bouquin. 🤷🏽‍♀️
    C’est un impensé, un angle mort, celui qui renverse des scooters en tournant. Comme quoi quand on ne fait que de se regarder, on ne se rend pas compte de la gravité de ses actions.

    Je ne parle pas de son rapport aux traitements sinon je pleure.

    Ainsi, ce livre est une repentance de la lâcheté de son auteur pour se pardonner 20 ans de silence alors qu’il avait l’influence et le pouvoir pour mettre la lumière sur le sujet.

    Si vous voulez avoir une image assez précise de la maladie mentale, je vous recommanderais « Stupeur et tremblements » d’Amélie Nothomb (super bouquin, drôle et mettant en perspective la condition de l’Homme dans la société japonaise – vrais champions de la folie).

    Bonne lecture ☀️

  • Politiciens et coût de l’ALD

    François a levé un tabou : les malades coûtent chers et ne cotisent pas assez pour leurs soins.
    Certes, la maladie ça coûte, c’est sûr. Ça vaut le coup/t de le rappeler après avoir poussé la loi Duplomb. 🤘

    Mais qu’est-ce qui coûte ?

    On nous donne la facture sans le détail des coûts – que ce soit du soin, du suivi, du matériel, de l’assistance, et encore plus, de l’urgence (salé celui-ci).
    Parlons du cas des patients diabétiques (DT1 ou DT2 dans certains cas).

    Depuis 2019, ces patients ont vu leur traitement évoluer par la prise en charge (remboursement) d’un « dispositif médical », les capteurs.
    Abbott a gagné la bataille (seul sur le marché) soit le remboursement d’un dispositif 14 fois plus cher (rapport 2024 de l’IGF) que les mesures capillaires classiques.

    Ce que ne dit ni l’IGF, ni la Secu ni qui que ce soit, c’est que ces calculs de coûts font l’impasse sur la réalité matérielle.

    Deux phénomènes sont à l’œuvre :

    1) Abbott est le seul laboratoire à distribuer le dispositif. En cas de défaillance, les patients traitent directement avec le laboratoire. Les capteurs durent 14 jours (15 avec la nouvelle version (qui nécessite de remplacer tout le matériel : +1 coût caché).
    Mais un bout de sparadrap qui gratte avec une canule très courte plantée dans l’épaule, avec la chaleur de l’été, le fait de s’adosser dans le métro, s’habiller/déshabiller trop rapidement, etc. La moyenne c’est du 6 jours l’été et 10 l’hiver. Les capteurs sont évidemment jetables alors que tous contiennent des puces électroniques (tout autant de défaillances y sont logées – ça ne capte ou ne se connecte pas, plus de batterie, il fait trop chaud, ou juste ça ne fonctionne pas). Alors Abbott remplace : un envoi par colissimo d’un nouveau capteur et la demande de renvoi de l’ancien. Bon le bénéfice patient est questionnable mais quid du coût… ?

    2) Le chantage à la donnée médicale. Pour pallier le remplacement des lecteurs (appareils particulièrement coûteux qui mesurent la glycémie recueillie par les capteurs) à chaque mise à jour du dispositif, Abbott a créé une application mobile : lecture de la glycémie, stockage des données, graphiques d’analyse, possibilité de transmission à votre médecin etc.
    Sans trop développer, je considère que c’est de la mise en danger pure et simple de données (médicales et personnelles) ultra confidentielles (valant extrêmement chères) détenues par un laboratoire pharmaceutique, privé donc (pour lequel patient = client).
    A quand la marchandisation ? 🤌

    Nous avons ici un exemple de pratiques masquées par l’Etat, par son incapacité à encadrer, assurer le contrôle qualité effectif des dispositifs sur le marché, à encadrer les prix (bien que non évoqué ici), garantir une facturation juste et un bénéfice patient réel.

    On peut élargir cette logique de pillage du public par le privé (autorisé évidemment) à l’entièreté de la recherche clinique et autres domaines publics :

    Rapidement, sur le cas de la recherche clinique.
    Les AAP (publics nationaux) qui visent à la symbiose de la recherche publique et privée sont, in fine, des aubaines pour les groupes pharmaceutiques. Ils détiennent la production comprenez-vous (et l’assistance juridique pour faire valoir leurs intérêts).

    L’Etat subventionne donc la recherche publique (avec ses cohortes) qui sera brevetée par le privé et dont les revenus reviendront par de ridicules royalties infiniment émincés qui réussissent difficilement à couvrir les coûts de la recherche – engendrés pour les organismes publics.

    Nous organisons le pillage du service public qui l’accepte, faute de moyens et de leviers pour agir. Accepter c’est la continuité du service public : faire continuer l’action même si ce n’est pas fait dans les meilleures conditions (et en courant, parfois sciemment, à sa perte).

    Les chercheurs travaillent pour le bien de tous sachant que les prix fixés rendront l’accès aux solutions difficile.

    Pour illustrer l’ultra libéralisation de l’exécutif (et de l’administration), cette logique s’applique également à la majorité des DSP (Délégations de Service Public).

    C’est un pillage du bien commun par une volonté politique d’asphyxie méthodique.

  • Au sujet de la violence de l’État et de ma démission


    Bon…
    Titre un peu tapageur, qui risque de crisper mon ancien employeur, oups.

    Suivez-moi dans ce méli-mélo pas si emmêlé, a contrario !
    Il y a presque un an je lisais « Où atterrir » de Bruno Latour et « LQR » d’Éric Hazan, tous deux morts néanmoins importants.

    Je dirais que la violence de l’État se fait d’abord par le discours, par ses propos et par la règle de ce qui peut être évoqué (et ce qui ne le peut pas – cf Trump). Cette violence prend de la puissance quand elle stigmatise, d’abord ponctuellement puis de façon systémique, la violence de ceux qui disent la violence étatique.
    Par exemple, en nommant les « éco-terroristes » ceux qui veulent sauver la Terre. En placardant les OQTF quand l’étranger fait bonne affaire / à faire.
    Le langage est une arme. Et l’arme – blanche certainement – est propagée par les médias.
    En les traitant de sauvages, l’État marginalise et crée des chimères effrayantes. De gens qui n’ont pour eux que la misère ; la pitié, de temps en temps. Puisqu’ils nous apprennent petit à petit à les haïr, supposément « c’est à cause d’eux qu’on ne peut pas jouir » (dans tous les sens, la sexualisation inconsciente des femmes voilées « on veut les voir » c’est « pouvoir jouir de leurs physiques » car c’est de ça dont il s’agit réellement).
    On nous détourne le regard de ce qui est vraiment indécent.
    L’opulence de certains quand d’autres vivent sans logement.
    C’est cette règle que nous créons tous les jours, le délire d’une croissance alors qu’y a plus de « nourrissons » (à bien en tendre).

    Alors, j’ai quitté mon job à plein temps, celui qui me donnait le maigre espoir de changer les choses pour plein de gens. Je détaillerai ultérieurement les raisons de mon départ.
    Un boss m’a dit en rigolant que les consultants « on était pas des chirurgiens ». Sauf que moi je vois la tumeur grandissante. Elle pousse sur le nerf optique et nous empêche de voir clair dans ce brouhaha incessant.
    Je mesure évidement le privilège que j’ai gagné en intégrant « la cour des grands ».
    Sauf que moi je ne m’y suis jamais sentie à ma place, parmi tous ceux qui se contentent, suffisants.

    Moi j’ai la rage du changement et je veux mettre du cœur à l’ouvrage quitte à déchirer tout sur mon passage.
    J’ai appris que le chaos était la forme la plus stable de l’univers (voir la fractale de Mandelbrot), alors fonçons tête la première. Rien ne nous retient éternellement.

    La société d’aujourd’hui me fait mal. Tous les jours, elle me heurte, elle me meurtrie et, peu à peu, à force de maux, j’ai du mal à trouver les miens, de mots.
    Elle me détruit sans faire de bruit.
    Et, souvent, je ne sais plus comment lutter. J’essaye par tous les biais, de tous côtés.

    Comme l’impression que l’espoir meurt avant même d’être encore / en corps bien né. N’y a-t-il que moi à être si dérangée ?

    Auquel cas, je vais devoir faire taire ces envies presque fécondes – qui ne peuvent vivre – dans un tel monde qui ne veut pas partager ses vivres…

    ☀️

  • Cher.e.s internaute., quelle étrange formule,
    Cher.e.s ami.e.s, chères connaissances,

    J’espère que vous êtes bien installés, peut être dans le confort de la quotidienneté. J’espère aussi que vous pourrez lire à voix-haute ce post afin d’en tirer tous ses profits.
    Je ne me suis jamais réellement présentée. Aujourd’hui sera donc le jour où cela sera fait (au moins à moitié).

    Aussi, commençais-je par expliquer pour quoi j’écris ce jour-là, j’ai compris qu’il y avait une voie et que, moi aussi, j’avais une voix : celles de découvrir le monde à travers soi.
    Rapidement, je voudrais vous déclarer un de mes méfaits. A dire vrai, il y a quelques temps, j’ai commenté sur un réseau le fait que, selon moi, notre société est malade, dans un état de confusion abyssale.
    Il s’agirait de la penser, ou, au moins, panser la pensée de la panser.
    Pour être franche, je crois – à présent – que nous sommes tous également, victimes de cette maladie / mal-à-dit.

    Ainsi, j’espère vous offrir, si vous l’acceptez, la possibilité de penser ensemble la société voire de la panser, peut-être de rêver guérir aussi de cette maladie. Il faudra d’abord découvrir ce /ceux qui se cache(nt) dans nos discours et opinions : un peu de soi, cela va sans dire mais encore faut-il l’entendre.
    Aussi, je vous offrirai au moins de quoi réfléchir.

    Parce que j’en ai beaucoup (trop), j’ai décidé de vous partager mes idées. Je ne force évidemment personne à lire, je veux simplement raconter comment j’en suis arrivée là.
    A savoir, je suis une très grande passionnée d’apprentissage (et de méta-analyses), j’ai une très grande mémoire et beaucoup de données enregistrées. Autrement, je suis dirigée par une envie de justice sociale et climatique (vous découvrirez peut-être bientôt ce que cela dit de moi).

    Je prends cette initiative comme un devoir de SVT ou de sociologie, au choix, mon idée n’est pas arrêtée. Je souhaite vous montrer tous les domaines qui me passionnent et, plus encore, je souhaite vous illustrer ce qu’ils ont consruit en moi comme pensées.
    Je vous donnerai mes idées sur des sujets d’actualité comme ils viennent.

    Je suis très ouverte au débat et à la critique (constructive, cela va s’en / sans dire mais encore faut-il entendre / faut-il en tendre / faute île-en-tendre) !

    J’aurai des lacunes dans certains domaines et vous serai extrêmement reconnaissante de me conseiller des références pour mieux appréhender le dit sujet.

    Continuons à grandir (ensemble? ) ☀️

    Je vous laisse réagir ou me donner des conseils si cela vous semble pertinent.

    À très vite ☀️

    Vamos !
    Source : pxhere